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Culture
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Jeudi, 14 Octobre 2010 17:10 |
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spectacle
Dans le cadre de l’exposition de photographies de Marie Rameau « DES FEMMES EN RÉSISTANCE »
qui se tient du 9 au 29 octobre au Centre Diocésain sera présenté un spectacle de marionnettes :
« Une opérette à Ravensbrück »
d’après « Vergügbar aux enfers » de Germaine Tillion
par la Compagnie du théâtre de la Petite Montagne
vendredi 15 octobre
19 h 30
Centre diocésain (20 rue Mégevand), Besançon
Ethnologue ayant travaillé dans les Aurès (Algérie) de 1936 à 1939, Germaine Tillion, fut parmi les toutes premières résistantes à l’occupation nazie, dès juin 1940. Arrêtée puis déportée à Ravensbrück, elle y écrit son opérette, en cachette évidemment. Cette grande dame est décédée en avril 2008. |
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Mardi, 09 Mars 2010 01:37 |
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Qu'est-ce qu'un moteur fixe ?
Jusque vers la fin du 19e siècle la production d'énergie dans l'industrie et l'agriculture se faisait par l'emploi de moteurs à combustion externe (machines à vapeur) ou à transformation d'énergie (moulins). Les petites puissances étaient fournies par la force animale ou humaine. Les grandes découvertes techniques de la fin de ce siècle permirent le développement et l'expérimentation de toute une série de moteurs dits « à combustion interne » qui aboutiront aux machines modernes que nous connaissons. Après le début du 20e siècle et jusqu'à la première guerre mondiale, les progrès furent nombreux : l'allumage par bougie et magnéto remplaça petit à petit l'allumage par tube à incandescence ou par pile et vibreur. Les moteurs devinrent plus petits et facilement transportables. Le type même de cette évolution est l'exemple des moteurs Japy. Ces moteurs peuvent fonctionner au gaz, au pétrole, à l'essence ou à l'huile lourde pour les plus gros diesels. Mais le grand développement dans l'emploi des moteurs fixes fut la période de l'entre-deux-guerres. Dans l'agriculture pour aider ou remplacer les travaux pénibles, les moteurs entraîneront pompes, scies, coupe-racines, broyeurs, écrémeuses, etc. Dans les petites entreprises artisanales, à poste fixe, des moteurs plus gros serviront à entraîner plusieurs machines à l'aide de courroies et poulies débrayables. On en retrouve dans les moulins pour pallier le manque (ou le trop-plein) d'eau ou de vent, et pour les plus gros dans des centres de production d'énergie, accouplées à des génératrices électriques. Cette période verra l'apparition de très nombreux constructeurs français. C'est la grande époque de l'entreprise « BERNARD MOTEURS » qui sera le plus important constructeur français. Le livre « Les moteurs Bernard de 1920 à 1950 » détaille les 46 types différents qui couvrent l'adaptation à la demande et les évolutions techniques de cette période. « Moteur Bernard » reste dans le vocabulaire des Français, un nom générique pour moteur fixe, comme mobylette ou frigidaire dans d'autres registres. Il reste aux collectionneurs, à dénicher au fond d'une grange, dans une ruine de moulin ou un taillis de ronces, un vieux tas de ferraille, à le restaurer, à le faire fonctionner et à le montrer, tout fiers, aux amis et à leurs enfants afin de leur faire comprendre l'intelligence, le savoir faire et l'adaptation de l'homme aux progrès de son environnement technique et industriel. D’après un article de François Barral |
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Mardi, 09 Mars 2010 01:33 |
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LES MOTEURS BERNARD
Durant quarante ans, François Barral a pratiqué la culture sur sable. Cet ex militant du parti communiste privé de carte a également connu un engagement humanitaire en faveur de l’Afrique et est toujours resté fidèle à ses idéaux. Après 15 ans de collection et de restauration de moteurs fixes avec un intérêt particulier pour les moteurs Bernard, François Barral s’est enfin décidé à rédiger un ouvrage sur cet emblème de l'industrie française qu'a été la société « Bernard Moteurs ». Il s’est limité à la production comprise entre 1920, création de la société, et 1950, avec l'apparition de moteurs modernes. Il décrit de la manière la plus exhaustive possible tous les types produits entre ces deux dates, leurs particularités et leur évolution. Cet ouvrage est illustré de très nombreuses photos couleur et de reproductions de documents d'époque. Le prix du livre est de 40€ + 7€ pour une expédition en France. Cette étude vous donnera l’envie de vous intéresser à la mécanique ou vous donnera de précieux conseils de restauration. Le côté esthétique ainsi que les documents de publicité (parfois très cocorico à l’époque) sont un apport évident pour tout le monde, militants ou non, passionnés ou non.
Toute personne possédant un très vieux moteur fixe (Bernard, Japy, Millot, ou autre) en train de rouiller quelque part, ou simplement intéressée par l’acquisition de ce bel ouvrage, peut joindre l’auteur par téléphone, courrier postal ou internet à : François Barral 38 chemin de l'épingle 85560 Longeville Tel : 0251333463 Mail :
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Mardi, 09 Mars 2010 01:18 |
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HOMMAGE A UN AMI DE L’ALGERIE ET DE
LA LIBERTE : FRANCIS JEANSON
Toutes les personnes qui sont au fait de l’Algérie connaissent ce philosophe, Francis Jeanson, et son fameux réseau de soutien à la résistance algérienne, dit réseau des « porteurs de valises ».
Il découvre l’Algérie à l’âge de 21 ans, et s’engage en 1943 dans les Forces françaises libres d’Afrique du Nord. Mais c’est en 1948 qu’il séjourne pendant 6 mois en Algérie, qu’il découvre les méfaits de la colonisation française sur la population algérienne et fait connaissance avec des nationalistes notamment Ferhat Abbas. Il lance la revue_« Vérités » avec d’autres intellectuels. Après un second voyage en Algérie où il rencontre le monde des colons, il publie un article « Cette Algérie conquise et pacifiée » dans la revue « Esprit ». Il ne cesse dès lors d’apporter son soutien à la juste lutte du peuple algérien pour recouvrer sa liberté. En 1955, un an après le déclenchement de la lutte armée, en collaboration avec son épouse Colette, il écrit : « L’Algérie hors la loi », un livre que, vingt trois ans plus tard, Jean Daniel qualifiera de « bréviaire des révolutionnaires ». (1)
Dans un premier temps, les nationalistes lui demandent d’expliquer la situation au peuple français. Il écrit de nombreux articles dans « Les Temps modernes_» et dans la revue «_Esprit_». Il fait appel à d’autres intellectuels, François Mauriac, Jean-Paul Sartre, Edgar Morin…
La fédération de France du FLN (appelée plus tard Wilaya 7) qui rencontre d’énormes difficultés du fait de la chasse au « faciès », lui demande alors d’apporter un soutien logistique. Il dit dans un entretien que « loger un Algérien c’est peut-être soustraire un homme à la torture ». Son logement, sa voiture furent mis à contribution : hébergement d’Algériens, aide à leurs déplacements, aux passages des frontières, aux transports de documents et de fonds pour alimenter la résistance. C’est à partir d’octobre 1957 que Francis Jeanson met en place un vrai réseau avec d’autres militants_: Etienne Bolo, Robert Davezies, Hélène Cuénat.
Remarquablement organisé par Francis Jeanson, le réseau est efficace, en particulier dans le domaine des transferts de fonds (plus de 400 millions d’anciens francs par mois au début de 1958) et du passage de frontière pour des Algériens. A la fin de l’année 1958, la répression s’abat sur le réseau, mais Francis Jeanson n’est pas inquiété et début 1959 le réseau, réorganisé, retrouve un second souffle. Le réseau Jeanson, dont plusieurs membres sont en-trés en clandestinité, est surveillé par la DST et en février 1960 de nombreux membres sont arrêtés. Francis Jeanson échappe aux policiers de la DST mais son réseau, considérablement affaibli ne joue plus qu’un rôle limité, le relais étant pris par Henri Curiel. Au procès du réseau, Francis Jeanson, qui vit désormais à l’étranger, est condamné à dix ans de prison par contumace. Amnistié en 1966, il est nommé par André Malraux directeur de la maison de la Culture de Chalon sur Saône en 1967.
Il nous a quitté dans la nuit de samedi à dimanche 2 août 2009, à l’âge de 87 ans. Par ces quelques lignes à l’approche du 1er Novembre, en ce mois d’octobre qui nous rappelle une triste date, celle du 17_octobre 1961 (200 à 300 Algériens furent tués à Paris sous ordres de Papon), rendons hommage à un combattant, à un ami de la liberté et des justes luttes.
Repose en paix, Ami Francis, dans nos mémoires tu demeures.
(1) H. Hamon, R. Rotman « Les porteurs de valises » Albin Michel Paris 1979
Ali DAHMOUN 28.10.2009 |
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