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Edito mai 2012 !!

Rouge et Verte

 

Les Alternatifs ont tiré un bilan positif de la campagne Mélenchon et espèrent  aux législatives pour lesquels ils appellent à voter (cf p 4 à 7). Mais, audelà des échéances électorales, nous avons décidé d'ouvrir le débat sur nos rapports avec le Front de Gauche. Ce débat sera conclu par une décision collective des adhérent-E-s de notre mouvement lors d’un congrès en novembre 201 2, en tenant le plus grand compte des échanges avec d’autres courants anticapitalistes, écologistes radicaux et altermondialistes.

 

Nous voulons une gauche unie, favorable au large rassemblement de toute la gauche de gauche et des écologistes radicaux, une gauche non seulement présente aux élections mais consciente que les mobilisations citoyennes, écologistes, sociales, féministes et antiracistes, celles de la jeunesse, sont la clé de l’avenir. Nous voulons une gauche au service de ces mobilisations, de leur convergence, de l’auto-organisation, dans un rapport égalitaire avec syndicats et associations.

 

L’indépendance du Front de Gauche et de ses composantes à l’égard du PS et de son gouvernement est un préalable pour répondre à la nécessité historique de construire une gauche de transformation sociale et écologique.

 

Il est nécessaire également d’ancrer davantage dans la société un front de gauche élargi et transformé. Transformé par la souveraineté des assemblées et collectifs de base et de ceux et celles qui y participent, par le dépassement de la simple dimension électorale de ce Front, par l’intégration des apports programmatiques et stratégiques de la gauche alternative. En même temps la garantie doit être donnée aux courants et organisations rassemblés dans le front du maintien de leur identité et de leur capacité d’initiatives propres.

 

En effet, si les propositions des Alternatifs sont proches de celles du Front de Gauche sur de nombreux points, des divergences existent entre les Alternatifs, le PCF et le PG. La progression vers un projet commun est un objectif nécessaire, les divergences sur le projet comme sur la vision de l’organisation politique doivent être débattues, sans remettre en cause la nécessité d’une démarche unitaire commune.

 

Enfin le débat doit être poursuivi pour s’accorder sur les contenus : la reconversion écologique de l’économie, la sortie du nucléaire, le concept même de croissance. Doivent aussi être débattus le rapport entre mobilisations et institutions, des questions clé pour le développement des mobilisations sociales et écologiques comme celles de l’auto-organisation, de la globalisation des mobilisations et d’objectifs unifiants pour leur donner force.

 

Toutes ces questions sont posées aux organisations membres du Front de Gauche comme aux Alternatifs ou à la Gauche Anticapitaliste. Nous sommes prêts à en débattre.

 

Pour peser dans ces débats, nous avons besoin de nous rassembler avec les autres courants de la gauche alternative et de structurer, à côté du PCF et du PG, une nouvelle force Rouge et Verte, féministe et autogestionnaire, radicale et unitaire. C'est ainsi que nous contribuerons à un front élargi et transformé.

 

Mais dans le monde globalisé actuel, nous devons aussi prendre en compte les questions européennes et internationales. La gravité de la crise (aussi bien écologique qu'économique) doit être l'occasion de chercher des réponses communes avec les forces progressistes des autres pays et d'abord avec ceux qui sont les premières victimes de ce capitalisme financiarisé, comme la Grèce (cf p 19). C'est aussi le but de la réunion de RAGA à Istanbul (cf p.19).

 

Reconstruisons ensemble une gauche qui ne se résigne pas et qui n’a pas renoncé à changer le monde, une gauche qui réaffirme qu’un autre monde est possible et nécessaire, ici et maintenant !

 

Les Alternatifs de Franche-Comté

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LE BONJOUR...

Face à

Côte

Face à face. Côte à côte. La hargne face à l’ironie. Le côte à côte républicain devant une flamme. Pas n’importe laquelle, celle qui rappelle, au coeur de Paris, que l’Union européenne avec ses défauts et ses injustices vaut mieux que la boucherie européenne de la « grande guerre ». J’ai apprécié le côte à côte, surtout le silence du recueillement après tant de bruit et de fureur dialectiques. Il y avait eu, déjà, des signes d’apaisement démocratiques au soir du 6 mai. Le président sorti par les urnes s’était composé un personnage à l’opposé de celui du « Fouquet’s » et autres sorties indignes d’un chef d'État. Quant au président « entrant » il évoqua le respect dû aux citoyennes et citoyens qui n’avaient pas voté pour lui. Ce n’était plus un face à face, pas encore un côte à côte, disons un… face à côte, une figure inédite je vous l’accorde. Et maintenant qu’un président « normal » est entré au palais de l'Élysée que faire ? Les caricatures, les mimiques, les tics, les talonnettes, le « blingbling », les formules assassines du genre « casse toi pov con », tout ça c’est fini ? L’ennui nous guetterait-il ? Sûrement pas : le nouveau président, peu de temps après son investiture à l'Élysée, a mouillé sa chemise sur les champs du même nom et a rencontré Zeus au coin d’un nuage avant Angela Merkel à Berlin où, dit-on, le tête à tête ne fut pourtant pas orageux.

ALFRED

 




Ce monde n'a aucun sens, inventons-en un autre !

«Prenons toutes nos responsabilités pour permettre l’émergence d’une force de transformation sociale et écologique, durable et utile contribuant au rassemblement de toute la gauche de gauche.»


Par Christophe Aguiton, Clémentine Autain, Jean-Jacques Boislaroussie, Jean-Michel Drevon, Jacqueline Fraysse, Razmig Keucheyan, Stéphane Lavignotte et Myriam Martin. 
(source Mediapart)

 

Le vieux monde se meurt. Cessons de nous accrocher aux branches. Alors que le capitalisme financiarisé nous plonge dans un cycle violent de récession et de creusement des inégalités, les tenants du There Is No Alternative ont enclenché une nouvelle offensive pour détricoter plus encore les droits et protections, aggraver la misère, démanteler les services publics, menacer les libertés collectives et individuelles, mettre au régime sec les dépenses publiques, détériorer davantage le rapport entre le capital et le travail, poursuivre le pillage des ressources naturelles de la planète en ignorant les enjeux climatiques et environnementaux.

 

Or, contrairement à ce que l’idéologie dominante comme la droite et les socio-libéraux nous rabâchent matin, midi, et soir, il y a une vie en dehors de l'austérité et du sécuritaire. La rupture est la seule issue pour répondre aux légitimes aspirations populaires à vivre dignement. Nous devons résister et inventer. Les marchés financiers accaparent nos richesses, le consumérisme et le productivisme détruisent l’écosystème et nos désirs, les rouages démocratiques sont à bout de souffle, le racisme et la xénophobie font des ravages : cette société brise les conditions de l’émancipation humaine. En parodiant Alice, de Lewis Carroll, disons que si ce monde n’a aucun sens, qu’est-ce qui nous empêche d’en inventer un ?

 

Nous avons à reconstruire une espérance. Le préalable, c’est le rassemblement de toutes les forces politiques et sociales qui ne se résignent pas à l’ordre capitaliste des choses et qui défendent le parti pris d’une alternative radicale. Cette unité est l’une des conditions sine qua non pour faire émerger une force politique à la hauteur des défis contemporains. Une force qui vise à être majoritaire pour que le peuple prenne le pouvoir et que soient mise en œuvre les réformes à même d’améliorer les conditions d’existence du plus grand nombre. Une force présente au quotidien dans l’espace proprement politique, dans le débat d’idées et dans les mobilisations sociales. Une force qui articule le combat sur le champ politique, notamment celui de ses élu-e-s avec celui des indignés qui protestent en occupant les places , des salarié-e-s tenant tête aux plans de licenciements, à la remise en cause des acquis sociaux et à la détérioration des conditions de travail, des sans-papiers, des chômeurs pour le droit à l'emploi, des féministes et des mouvements LGBT pour faire vivre l’égalité des sexes et des sexualités, des habitant-e-s des quartiers populaires vent debout contre la stigmatisation, les discriminations érigées en système et le développement inégal des territoires, des « pirates » qui veulent découvrir et partager la culture contemporaine sur Internet, des écologistes de terrain qui font en masse obstacle au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, à la poursuite du nucléaire, à l'extraction du gaz du schiste ou au développement des cultures OGM…  Une force liée à toutes les alternatives et s’en enrichissant ; reprise autogestionnaire et coopérative d’entreprises, alter-consommation, construction de solidarités, contre-pouvoir citoyens sont des terreaux d’une alternative de société. Une force qui fasse primer la mise en commun, la valorisation des savoir-faire et des savoir-vivre et la démocratie sur la recherche du profit maximal pour quelques rentiers et la confiscation des pouvoirs par une poignée d’oligarques.

 

Pour parvenir à cet objectif,  la dynamique engagée autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, prolongement de la campagne dynamique et militante pour le non de gauche au Traité Constitutionnel Européen, en 2005, et de la grande lutte de résistance de l'automne 2010 pour défendre les retraites, est un point d’appui substantiel. Le tranchant et l’audace de cette campagne rencontrent des attentes fortes : oui, nous avons besoin d’une gauche pour de bon, une gauche indépendante du social-libéralisme qu’incarne aujourd’hui le Parti socialiste. Dans toute l’Europe, le score du Front de gauche sera regardé et attendu car nous faisons vivre la résistance aux plans de rigueur imposés par la troïka – FMI, UE, BCE – dont la Grèce est le triste laboratoire. Dans de nombreux pays européens, des forces politiques de la gauche en rouge et vert se construisent et progressent. Elles doivent faire bloc. L’effervescence suscitée par la candidature de Jean-Luc Mélenchon tient notamment à la capacité à faire vivre l’apport de sensibilités et de cultures différentes dans un espace commun cohérent.

 

L'enjeu est de rassembler toutes les forces de la « gauche de gauche », de cristalliser la dynamique populaire en mouvement politique permanent. Pour construire un front large, nous avons à faire converger durablement les centaines de milliers de personnes qui ont afflué aux meetings, les organisations investies dans ou hors du Front de Gauche, les équipes du mouvement social qui se sont impliquées dans la campagne, tous les individus qui ont repris à cette occasion goût à la politique. Chacun doit pouvoir se joindre à ce combat, par adhésion directe, dans une construction politique dont les règles démocratiques seront définies par tous et toutes…

 

Réussir ce pari, c'est la condition pour être efficace contre la droite, faire contre poids à l'extrême droite et disputer à gauche l'hégémonie du social libéralisme. Parce que nous venons de trajectoires différentes, nous savons que nous n’y parviendrons qu’en analysant lucidement les erreurs du passé, et en inventant un large mouvement pluraliste qui fasse une place à chacune et à chacun et trouve une articulation nouvelle avec les mouvements sociaux, écologistes et associatifs, les citoyens et les intellectuels.

 

Le 22 avril, premier tour, il faut assurer le plein des voix pour Jean-Luc Mélenchon et au second, le 6 mai, il ne doit manquer aucune voix pour licencier Nicolas Sarkozy. Partant de ces victoires, prenons toutes nos responsabilités pour permettre l’émergence d’une force de transformation sociale et écologique, durable et utile contribuant au rassemblement de toute la gauche de gauche.


Christophe Aguiton
, militant syndical et associatif

Clémentine Autain, Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique)

Jean-Jacques Boislaroussie, Les Alternatifs

Jean-Michel Drevon, militant syndical et associatif

Jacqueline Fraysse, députée

Razmig Keucheyan, sociologue

Stéphane Lavignotte, militant écologiste

Myriam Martin, militante de la Gauche anticapitaliste, courant unitaire pour l'écosocialisme, ancienne porte-parole du NPA.

 

Pour en discuter nous organisons une réunion le mercredi 9 mai à 19h00 à la Bourse du Travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

 




Le discours...



Edito mai 2012 !!

Présidentielles : voter utile c'est voter Mélenchon !

 

Un souffle de résistance grossit face à la crise du capitalisme qui brise hommes, femmes et peuples entiers. Saisissons-nous des élections présidentielles puis des élections législatives pour exprimer notre colère, dire stop au gâchis humain et prôner une autre voie, celle de la solidarité et du vivre ensemble, celle du refus des injustices et des inégalités, celle de la rupture avec le capitalisme.

 

Crise culturelle, crise écologique, crise sociale, crise économique et financière, aujourd'hui toutes ces crises se bousculent en effet en une crise de civilisation. Cela suffit de favoriser les privilégiés, alors que des centaines de milliers de citoyens sont à la rue dans notre pays parmi les plus riches du monde. Cela suffit de renflouer les spéculateurs et de les placer à la tête de l'Europe, alors que nous devrions prendre le contrôle des banques et de la finance. Stop également au productivisme qui coûte de plus en plus cher. La boulimie d'énergie, de profits et de croissance de quelques multinationales ne vaut pas toutes les souffrances et les sacrifices imposés. La croissance en soi est une impasse, nous devons faire le choix d'un autre développement, un alter-développement. Que produire, comment le produire, pour quelle répartition des richesses : il faut subordonner les activités économiques à des choix politiques concernant la société et l'environnement. En Franche-Comté, les usines Peugeot courent à la catastrophe en ne préparant pas la nécessaire transformation de leur appareil productif, qui plus est, en licenciant les ingénieurs nécessaires à une recherche innovante.

 

Notre soutien à Jean-Luc Mélenchon n'est pas aveugle et à n'importe quel prix mais l'unité est un atout pour créer un puissant rapport de force social et politique. Les thèmes portés par Jean-Luc Mélenchon sont pour partie proches des nôtres et ce candidat est le porte-parole de notre colère et de nos espoirs. Mais nous voulons peser dans le débat lors de cette présidentielle et des futures législatives pour mettre l'accent sur des enjeux insuffisamment pris en compte à ce jour. Rappelons par exemple que dans la capitale franc-comtoise, seuls les Alternatifs et les Verts se sont prononcés en conseil municipal pour la fermeture immédiate de Fessenheim. Il est vrai, les vents épargneront la France et porteront la radioactivité en Allemagne située à quelques km... Malgré le drame de Fukushima, et 26 ans après Tchernobyl, aucune leçon n’a été tirée en France par nos gouvernants sur l’impasse mortelle que représente le nucléaire. Ils s’enferrent dans une fuite en avant suicidaire et criminelle. Les Alternatifs exigent l'arrêt d'urgence définitif des 21 réacteurs qui ont dépassé 30 ans d'âge. C'est un objectif réaliste à mettre en œuvre rapidement sans rupture dans la fourniture d'électricité en utilisant des capacités de production conventionnelles aujourd'hui sous-utilisées et en développant la sobriété énergétique. Le démantèlement de ces centrales créera par ailleurs des dizaines de milliers d'emplois supplémentaires pendant des dizaines d'années, de même que le développement des économies d’énergie et des énergies renouvelables.

 

Bref, sans attendre de ces élections 2012 un « grand soir électoral », posons des jalons pour changer les rapports de force sociaux et politiques. Faisons bloc pour battre  le Front National, chasser Nicolas Sarkozy, et faire vivre une vraie gauche de transformation sociale et écologique.

 

Jacques Ménigoz
Adjoint au maire d'Osselle
Président des Alternatifs de Franche-Comté
Jacques Fontaine
Directeur de publication de l’Alternative Rouge et Verte

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LE BONJOUR...

CHASSE

Ah qu’il est beau le son du cor le soir au fond des bois ! C’est donc avec une belle (?) unanimité que l’Assemblée Nationale a adopté, le 23 février dernier, une nouvelle loi sur la chasse. La cinquième en 12 ans. Seuls les 4 députés écolos ont égratigné cette union sacrée en votant contre. Cette loi souligne notamment « le rôle éminent des chasseurs en matière de préservation de la biodiversité et celui des fédérations de chasse pour l’information et l’éducation à l’environnement. »

Ce coup de brosse à reluire sur les bottes des nemrods (1 300 000) s’ajoute à une dérogation accordée par le gouvernement début février pour prolonger « à des fins scientifiques » la chasse aux oies cendrées (fermée, tout de même, depuis le 10 février).

L’ex-candidat de « Chasse, Pêche, Nature et Tradition » (CPNT) Frédéric Nihous, désormais supporter du candidat Sarkozy, ne rentre pas bredouille de sa brève campagne…

Aux députés  qui me feraient l’honneur de me lire, je conseille de méditer ce que Georges-Bernard Shaw écrivait dans ses « Maximes révolutionnaires » : « Quand un homme désire tuer un tigre il appelle cela sport ; quand un tigre désire le tuer, il appelle cela férocité ».

 

ALFRED

 

PS : Une coquille s’est glissée dans mon billet sur Jeanne d’Arc (N° 43 de janvier-février 2012). Il fallait lire la « CAUCHONNERIE » de l’évêque de Beauvais (il présidait le procès de Jeanne) un certain…CAUCHON.

 


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Agenda

- Écoute collective du meeting de Jean-Luc Mélenchon, en direct de la porte de Versailles :
Jeudi 19 avril 2012, 19 h
Place de la Révolution, Besançon.

-Semis citoyen :
Samedi 21 avril, 10 h
Dannemarie

- Rassemblement « La catastrophe de Tchernobyl a 26 ans » :
Jeudi 26 avril 2012,
17 h 30
Place Pasteur, Besançon.

- Pour comprendre et agir, organisées par le collectif bisontin contre l'épouvantail de la dette :

  • Conférence débat avec Damien Millet sur la dette publique
    Vendredi 11 mai 2012, 18 h,
    Faculté des Lettres, Besançon.


Et....
-La lettre de Sarkozy

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